lundi 29 octobre 2012

Le mochi dans tous ses états !


Comme je vous le disais la dernière fois, je ne suis pas une grande fan de mochi (en tout cas pas sous les formes sous lesquelles j’ai pu en goûter jusqu’ici…). Mais lorsque j’ai entendu parler des « mochi glacés », mon sang de reporter en quête de découvertes culinaires n’a fait qu’un tour !!!

Etant donné que vous êtes des lecteurs assidus de ce blog, vous savez déjà que le mochi est une pâte de riz gluant fabriquée selon un procédé illustré avec brio par Miss Sushi. On le consomme, entre autres, sous la forme de boules fourrées à pleins de parfums différents genre anko, beurre de cacahuète, etc. Je me suis rendu compte que par abus de langage, on a tendance à appeler ce type de pâtisseries « mochi » alors qu’il faudrait plutôt les appeler « daifuku ».

Dans les années 80, une marque coréo-japonaise de produits alimentaires, Lotte, a eu l’heureuse idée de créer le Yukimi daifuku : du mochi fourré à la crème glacée, une douceur devenue rapidement populaire !

Le Yukimi daifuku, c'est sugoi !!!
Sur Paris, on trouve les produits glacés de Lotte dans les épiceries japonaises, chez KIOKO, rue des Petits Champs par exemple. Mais d’autres enseignes proposent également des « mochi glacés » et j’ai pu en tester deux.
Rue de Rambuteau, à quelques pas du Centre Pompidou, la Pistacherie exhibe fièrement moults bocaux remplis de fruits secs préparés à toutes les sauces (pistaches torréfiés, amandes pimentés, cacahuètes caramélisées, noix de macadamia enrobées et parfumées au fromage…) dans une ambiance digne des boutiques d’apothicaire du XIXème siècle (les comptoirs réfrigérés en plus). 


Rien de très japonais au premier abord. Et pourtant, si vous avez la curiosité de franchir la porte de la boutique, vous tomberez nez à nez avec un étalage alléchant de mochi glacés !!!


La première fois que je suis allée à la Pistacherie, j’ai pensé qu’il s’agissait juste de boules de glace (du coup, je me disais que ça devait être bien galère à manger…). En effet, le petit panneau avec les parfums placés juste à côté du réfrigérateur parlait de « douceurs glacées ». J’ai fini par faire le lien avec les mochi et interrogé le vendeur qui m’a confirmé qu’il s’agissait bien de douceurs « inspirées de glaces japonaises ».

Un jour de grand beau temps qui donnait très envie de consommer des aliments froids (un indice sur la photo de la Pistacherie vous indiquera que le ton adopté pour ce début de phrase est l’ironie), je me suis donc rendue à la Pistacherie pour enfin tester leurs mochi glacés. Parmi les parfums proposés (fruit de la passion, chocolat, vanille…), j’ai évidemment choisi le thé vert ! :-)
Sous mes yeux ébahis, le vendeur a coupé la glace en petits morceaux qu’il a disposés dans une barquette en bois. Franchement, ça faisait super classe ;-)


En terme de goût et de texture, c’était juste…ben parfait quoi ! Cela m’a vraiment étonnée. La crème glacée au thé vert était d’une onctuosité et d’une subtilité qui me donnent l’eau à la bouche rien que d’y repenser. Quand à l’enrobage au mochi, il était très fin et j’ai bien aimé sa texture mi-glacée mi-collante. Bref, c’était trop bon !!!!

Cette première expérience ayant été un franc succès, j’ai décidé de regarder un peu du côté de SushiShop dont la carte des desserts promet également des mochi glacés.
SushiShop est une chaîne française de restauration rapide japonaise qui propose une gamme assez variée de, devinez quoi, sushi et maki (quelle surprise !) et qui joue sur une image assez « classe » à travers de jolies campagnes de pub.

Un crabe tout en sushi et maki !
Bon, mettons de côté la carte des plats salés et le débat « est-ce vraiment représentatif de la nourriture japonaise ? » (question à laquelle je serais bien incapable de répondre), et revenons-en aux mochi glacés.


SushiShop propose les parfums suivants : chocolat, mangue, et ceux que j’ai choisis, coco et fraise.
Pas de jolie barquette cette fois, les mochi étaient conditionnés dans des sachets en plastique et on les a mangés avec les doigts !


L’enrobage des mochi était plus épais qu’à la Pistacherie et avait une consistance plus élastique, que je suppose plus proche de celle des Yukimi daifuku. La glace était faite à base de lait de coco, ce qui se mariait très bien avec la fraise. J’ai trouvé ces mochi glacés plus « rustiques » que ceux de la Pistacherie, moins fins, mais tout de même très bons.

Petit bilan de mes dégustations... 
Je vous conseille vivement de tenter les mochi de la Pistacherie, qui m’ont totalement conquise !! Pour ceux qui habitent en province et qui désespèrent de pouvoir déguster des mochi glacés, sachez que SushiShop a des boutiques un peu partout en France. De mon côté, il ne me reste plus qu’à goûter les « vrais » Yukimi daifuku de chez Lotte avant de pouvoir officiellement déclarer que j’aime les mochi glacés ! Une vraie surprise pour moi !!!

 



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vendredi 26 octobre 2012

Zen, soyons zen...

 Il y a environ 3 ans, Mademoiselle Sushi vivait une relation passionnelle avec un parfait abruti, accro aux livres de développement personnel (mais qui n'était pas forcément le plus doué pour les mettre en pratique...)^^

Une rupture sanglante et deux années de "convalescence" plus tard, la seule chose qui lui restait de cette période trouble était un livre, offert par l'abruti en question, et qu'elle n'avait quasiment jamais ouvert...

Plus d'excuses aujourd'hui ! Car une fois dépouillé de l'encombrant passé qui y était associé, le livre en question s'est révélé très riche d'enseignements.

Un peu de développement personnel, ça vous dit ? Hop hop hop, allons-y gaiement !


"Jeter l'inutile et le superflu pour faire de l'espace en soi"
"Se délester du superflu, c'est aussi se délester de ses problèmes. Pour désencombrer sa vie, jeter agit non seulement comme une véritable thérapie, mais encore comme une philosophie et un art. Un ouvrage indispensable pour ne plus souffrir de la confusion entre avoir et être."

Avant de se lancer dans l'analyse pointue de cet ouvrage fort prometteur, une question de pose : mais quel est diable le rapport entre ce livre et le Japon ???
Il y en a plusieurs, à vrai dire. Pour commencer, Dominique Loreau (l'auteure avec un "e", parce que c'est une femme hein, vous l'aurez compris^^) vit au Japon depuis la fin des années 70, au point d'avoir finalement adopté "le style de vie frugal et la spiritualité de ce pays".
De fait, on retrouve dans son ouvrage un certain nombre de principes issus du bouddhisme zen, qu'elle évoque fréquemment. Sans oublier les multiples exemples puisés dans son univers quotidien, qui apportent à son livre un charme inattendu pour ce genre de lectures...

Je ne suis pas férue des livres de développement personnel, qui prétendent vous guider dans cette fameuse quête du "je-veux-changer-ma-vie-aidez-moi !"
Parce que généralement, on démarre ce genre de lectures avec enthousiasme... puis celui-ci se dégonfle comme un ballon de baudruche lorsqu'on réalise que "changer sa vie", ça demande du travail, et beaucoup de réflexion !

Et quel travail nous demande-t-on dans cet ouvrage, précisément ? Et bien de tout faire pour nous simplifier la vie !^^ Je ne sais pas vous, mais moi, ce programme me plaît !

Vivre dans la simplicité, un combat de tous les instants ! 
"L'art de l'essentiel", qu'est-ce que c'est au juste ? Vivre dans le dépouillement le plus total ? Retourner à l'âge de pierre ? Pas si simple...
"L'art de l'essentiel", c'est d'abord apprendre à se contenter de ce que l'on a, puis à se délester de ce que l'on a en trop. Jeter, éliminer, balancer, offrir ou vendre... Peu importe !

Quand on y réfléchit, de quoi avons-nous réellement besoin pour vivre ? Nos besoins vitaux sont simples : ce sont nos moyens de les satisfaire qui sont compliqués ! Et qui alourdissent considérablement notre petit baluchon...
Accumuler, entasser, collectionner... autant de verbes qui renvoient à d'autres contraintes : trier, ranger, entretenir, réparer, épousseter... Et dans tout ce fatras, combien d'objets dont nous ne faisons pas usage, mais qui pourtant restent là, pesant dans nos armoires... autant que sur notre moral ?


Témoignage : "Chiyo, une amie, m'explique que lorsqu'elle était jeune, après la guerre, il n'y avait presque rien chez ses parents. C'est à peine s'il y avait assez de bols pour l'ensemble de la famille, mais c'était la période de sa vie la plus heureuse. "Nous n'avions rien, mais nous étions si heureux ainsi ! Quand nous avions faim, mon père allait pêcher un poisson. Nous étions libres. Nous étions légers. Aujourd'hui, il y a trop de choses. Les gens deviennent fous. Les voitures, principale cause du réchauffement de la planète, ont fait disparaître à jamais le bon temps de mon enfance", continue-t-elle" (p.49)

Se désencombrer, ok... mais avec style !
Jeter pour jeter n'a pas grand intérêt. L'objectif n'est pas de vivre dans le dénuement complet, mais de conserver uniquement ce qu'il y a de meilleur et d'utile chez soi !
Vous voilà donc métamorphosé en directeur de casting, pour passer au crible vos fonds de tiroir, comparer, tester, et déterminer le sort de tous ces objets qui peuplent les recoins de votre maisonnée.

Mais jeter est aussi un acte de purification, qu'il convient de vivre comme un véritable rituel. Chaque geste que vous accomplirez au cours de cette quête "spirituelle" sera empli de signification. Pas question d'agir mécaniquement : prendre son temps, être tout entier impliqué dans la libération de son espace vital, être à l'écoute de soi et de son environnement... Autant d'habitudes qui vous permettront de créer un climat de paix et d'harmonie dans votre demeure.

"Etre "zen", c'est agir ainsi à chaque instant de la vie : porter son attention, s'arrêter sur tout ce qui se présente autour de soi ou en soi dans le moment présent. C'est agir spontanément. Une fois qu'une décision est prise, passez à l'acte immédiatement" (p.205).

Enfin, vivre dans la simplicité, c'est aussi apprendre à faire les choses par soi-même, sans dépendre sans cesse d'une multitude d'appareils complexes, dont l'entretien vous apporte plus de contraintes que d'avantages ! Oubliez le "hache-persil électrique" : une planche, un couteau, et vous ferez aussi bien, avec moitié moins de vaisselle et sans dépenser d'énergie superflue ! Et oui, "l'art de l'essentiel" permet aussi de diminuer le montant de ses factures ! Merveilleux, non ?

Faire son pain soi-même, apprendre à consommer selon ses besoins, au jour le jour... Bon, on dirait que j'ai quelques bonnes bases, mais je ne suis pas sortie de l'auberge !
Apprivoiser les grands concepts zen
Wabi sabi, kyu kyu bukuro, kufu, mujo... Au fil de la lecture, on croise fréquemment des termes exotiques, qui invitent à la curiosité. Parce que la culture japonaise a su mieux qu'aucune autre ériger la simplicité en art de vivre.
C'est là aussi que L'art de l'essentiel surprend et interroge : et s'il existait une autre façon de voir le monde, et de vivre son quotidien ? Et vous, seriez-vous prêt à vous initier aux bienfaits de la pensée zen, et au raffinement de la simplicité ?

Le verdict du jury composé de moi-même : à contre-courant du "toujours plus" vers lequel notre société de consommation nous pousse au quotidien, L'art de l'essentiel est une bouffée d'air frais.
Ne culpabilisez plus, libérez-vous : jetez !
Un livre que je recommande à tous ceux qui souhaitent mettre un peu d'ordre dans leur vie... et dans leur tête !^^

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mardi 16 octobre 2012

Confessions d'une japonophile (presque) anonyme... #01

Dans 3 jours, Little Sushi Town fêtera ses 5 mois à peine, et déjà le blog affiche 101 articles au compteur (102 maintenant^^) ! Et oui, vous l'aurez compris... J'ai oublié de fêter le 100ème article comme il se doit !!!^^
Parce qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire, j'ai décidé aujourd'hui de remonter le temps avec vous, en piochant par-ci par-là dans mes souvenirs et dans les archives de ce blog... Prêts pour le voyage ?

Commençons par le commencement : comment devient-on accro à la culture japonaise ?
Ça commence dans l'enfance, en regardant des manga à la télé, sans même savoir de quoi il s'agit. Puis ça continue à l'adolescence, en passant un peu trop de temps devant sa console de jeu, à fredonner la B.O. de Mystical Ninja Starring Goemon, un dictionnaire franco-anglais sur les genoux (bah oui, j'ai échappé aux versions originales japonaises, mais uniquement parce que j'ignorais où me procurer des jeux en import, sinon j'en aurais bien été capable !^^).
J'ai découvert la culture japonaise à travers le filtre des graphismes acidulés et des génériques ringards, comme 99,9% des otaku français (chiffres non officiels^^).

Et puis un jour, ma mère m'a offert un livre dédié au "vrai" Japon. Vous savez : l'un de ces gros bouquins remplis de photographies merveilleuses, qui souvent prennent la poussière sur les étagères pendant des années sans qu'on les ouvre ! Sauf que moi, ce livre, je l'ai ouvert ; et je crois que pendant 2 ou 3 ans au moins, il est devenu mon livre de chevet, j'y plongeais tous les soirs, complètement fascinée !
Ce livre, je l'ai encore, et même si je ne l'ouvre plus aussi souvent, je crois que je ne m'en séparerai jamais. Même s'il a un peu vieilli.

Stephen Mansfield, Le Japon, éd. Solar, Paris, 1998.

Pour l'anecdote, je tenais tellement à ce livre que m'a mère a dû m'en commander un nouvel exemplaire le jour où, par accident, j'ai renversé ma tasse de chocolat chaud dessus. Inconsolable, le p'tit sushi...

Avec le recul, je réalise que mon amour pour le Japon n'est pas né progressivement, mais au fil de "chocs" successifs. Ce livre en était sans doute un. Puis il y a eu la redécouverte des manga, format papier cette fois. C'était au lycée, en feuilletant Love Hina. On ne peut pas vraiment parler d'un chef-d'oeuvre, n'est-ce pas ? Mais toute la nostalgie des dessins animés de mon enfance, Sailor Moon, Ranma 1/2, Nicky Larson... est remontée d'un coup !
Par la suite, comme je dessinais beaucoup, j'ai commencé à "intégrer" le design manga dans mes créations, au point de ne plus réussir à m'en défaire ! Ce style est tellement efficace !



Souvenirs, souvenirs...
A cette époque, je suivais plusieurs séries en parallèle... Mais c'est rapidement devenu un budget à part entière, et finalement je me suis rendue compte que j'achetais des tas de manga qui ne me passionnaient pas vraiment, parce que j'étais frustrée de devoir attendre des mois la parution de ceux qui me tenaient réellement à coeur !

Ainsi s'est achevée (au bout de 5 années quand-même!) ma période "mangavore", dont il me reste aujourd'hui peu de vestiges, à part quelques tomes de Yotsuba&, la seule série que je poursuit encore avec plaisir. J'ai quasiment tout revendu, et pour les amateurs, il me reste encore quelques séries comme Genzo le marionnettiste, Nana, Et Cetera... que je serais ravie d'écouler !^^

Ce n'est qu'une fois libérée de toutes ces références "parasites", que j'ai pu développer ma propre "patte" graphique...

A suivre...

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Tokyo Sanpo, par Florent Chavouet Shôchû, tako et bastons d'crabes !!! Mon nid douillet...

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jeudi 11 octobre 2012

Une création pour le Japon !

Le projet "Fimo Promesse" avance à grands pas, et après quelques tests et ratages, voici une création dont je suis (pour une fois) réellement satisfaite !^^

Et hop, rien que pour vos yeux : l'étang de Little Sushi Town, lieu de rêverie et de détente...


Pour changer un peu des figurines "traditionnelles", j'ai eu l'idée hier de recréer le décor de l'un de mes dessins, et je dois dire que cet étang m'a inspiré^^


Evidemment, cette "figurine" reste une création maison, avec ce que ça suppose de maladresses (je commence à me faire une raison^^)... Mais cet étang a été fait avec beaucoup d'amour, et je pense que c'est le plus important, pour un projet solidaire !


Pour rappel : j'ai décidé de participer à la vente de fin d'année organisée par l'association Kibô Promesse, au profit des victimes de la catastrophe de Fukushima.

Pensez-vous que cet étang mérite sa place à la vente ? (je ne suis pas très sûre de moi...)


Ah oui ! Je me répète, mais surtout n'oubliez pas : si vous êtes artiste, ou créateur, ou simplement doué de vos petites mains, et que vous souhaitez participer à une bonne action, n'hésitez pas à proposer vous aussi quelques objets à la vente !

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